06.02.2009
Formule de nuit
Monaco avait déjà réinventé le grand prix en substituant à la traditionnelle piste d’asphalte, les ruelles pleines de charmes de la ville au rocher. Ce fut au tour de Singapour d’apporter sa touche de renouveau au championnat du monde de F1 en situant la course, non seulement dans la ville, mais aussi de nuit.
Retarder le départ au coucher du soleil, c’est toucher à l’esthétique légendaire de la course : fini le bitume brûlant sous la chape de plomb du zénith, adieu les nuages de chaleur et autres effluves de gazoline qui s’évaporent de la piste pour remonter vers une ciel sans nuages. Le 28 septembre à Singapour, l'heure fut à la nuit. Transpercée par un balais de Formule 1 fusant comme des lucioles survitaminées, l’obscurité écuma de longues traînées de lumières déposées par la vitesse.
Au dire des représentants d’écurie, le nouvel horaire transforme l’exercice : de nuit, la visibilité n’est pas la même, la concentration est plus mobilisée, l’effort est différent… Les spectateurs auront surtout remarqué que ce changement d’horaire annule le rituel du dimanche après-midi, où l’on entend, une fois par mois, durant deux heures, à travers son poste de télévision, les sirènes montantes des bolides qui pointe à l’horizon d’une ligne droite. Les sirènes auront cette fois empêché plus d’un Singapourien de dormir. Ils auront ainsi pu célébrer la victoire d’un couche tard : l’espagnol Fernando Alonso.
14:44 Publié dans Sporty | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alonso, formule 1, f1, singapour, grand prix
23.06.2008
Gare au gorille qui sommeille en vous
Image improbable que ce gorille installé derrière ses cymbales et sa grosse caisse, s’acharnant avec furie sur son instrument de bois, de fer et de peau. D’autant plus improbable que l’on se surprend, en tant que spectateur, à adopter les mêmes expressions faciales que cet animal sauvage emporté par les lois du beat. Quatre vint dix secondes d’émotions suffisent en effet à réveiller le gorille à la batterie qui sommeille en chacun de nous. C’est là la force de cette publicité qui n’a, a priori, rien à voir avec le produit qu’elle est sensée vendre (une tablette de chocolat au lait) : provoquer une courte mais intense séquence de bonheur, destinée à hérisser le poil du spectateur qui s’est mû en une touffe aussi drue que celle du primate. Une minute trente d’émotion. Juste le temps d’un carré de chocolat.
18:33 Publié dans Pubology | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cannes, lion, gorille, grand prix, pub, cadburry, gorilla









