10.07.2009
L’étrange histoire du benjamin Jackson
L’encre coule à flot, plus que les larmes encore, submergeant la mémoire de l’inventeur de la pop music décédé dans son ranch de Neverland… le pays où l’on ne meurt pourtant jamais. La musique de celui qui, de son vivant, était déjà considéré comme une légende, n’est certes, pas prête de s’éteindre et continue, après sa mort, à bercer l’écriture de ces lignes appelées à rejoindre les centaines de millions d’autres lignes qui contribuent à nourrir le mythe Michael Jackson. Auréolé du prestige des rois, le créateur d’un style musical fut proprement nommé, dès ses premiers tubes, King of pop. Un roi dont la vie chorégraphique s’est construite à l’image de son célèbre pas de danse : le moon walk, écartelé entre une fuite en arrière et un étrange effet de marche avant.
Cet avant-arrière, comme flottant en apesanteur dans l’espace trouve également une manifestation temporelle dans la vie de la star. Quand il n’est pas couvert d’éloges musicaux, le chanteur est constamment décrit comme un étrange personnage atteint du syndrome de Peter Pan : le petit garçon qui ne voulait pas grandir réfugié sur son « île aux Enfants perdus » (« Neverland » dans le roman de J.M. Barrie adapté par Walt Disney). L’actualité cinématographique nous dictera cependant une autre comparaison qui n’ignore pas un Michael adulte, rêvant d’être l’enfant qu’il n’a jamais été, mais incluant aussi, dans le même mouvement de chassé-croisé, un Michael enfant, benjamin des Jackson Five, ayant commencé sa vie tel un adulte, leader incontesté de la bande. Enfant ou adulte, Michael a toujours incarné le moon walk des années.
Et au milieu de ce surnaturel boulversement des âges digne de L’Etrange histoire de Benjamin Button, que reste-t-il ? Des tubes, des tubes et encore des tubes… sans âge évidemment.
19:12 Publié dans Muzik | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : michael jackson, jackson, jackson five, benjamin button




