22.09.2009

Bingo Crédit : un crédit pour Bongo

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Au seuil d'un long voyage, qui n'augure pourtant rien d'une croisière de luxe, les mourants et les petits vieux auront enfin la possibilité de partir en grande pompe. En mettant en place le prêt trans-générationnel, Bingo Crédit leur offre en effet l'opportunité de devenir les hommes les plus riches du cimetière : tombes de marbre et d'or serties de diamants et sepultures pharaoniques grimant leur dépouille du prestige qu'ils n'avaient peut-être jamais atteint. Une seule signature en bas d'une page suffit et ils pourront partir en paix avec gloire et honneur, sans avoir à se soucier des frais de remboursement puisque ils sont automatiquement transmis aux enfants et petits enfants.

Immoral, Bingo Crédit ? Oui, à condition que cette société existe vraiment... Car il ne serait pas étonnant que ce soit un coup monté par une véritable société de crédit qui pousse le cynisme capitaliste et financier à son paraxysme pour valoriser, a contrario, son sens de la responsabilité. Plutôt astucieux donc ce démoniaque Bingo Crédit. Le dispositif de communication est d'ailleurs bien rôdé. Les films viraux invitent à composer un véritable numéro de téléphone qui incite à son tour à se rendre sur un site internet. Là, une révélation y est promise pour le 28 septembre. Alors, qui se cache derrière ces montagnes de lingos ? L'âme de Bongo ? Le sourire de Crédito ? Ou les deux à la fois ?

15.09.2009

Le beau cas de Leica

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Que les nostalgiques de l'argentique se consolent. Si Leica est devenu un expert en réflexe numérique, la célèbre entreprise d’optique n’a pas totalement rompue avec l’esprit de la camera obscura. Avec une qualité d’image de 18 millions de pixels, ce nouveau joujou restitue une qualité d’image au plus proche du 35 millimètres d’autrefois.

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leica-IIIc-lens.jpgMais au-delà des prouesses technologiques qui parleront aux experts du 8e art numérisé, on saluera l‘élégante simplicité du modèle (M9) prompt à évoquer les plus anciens boîtiers du fabricant (ci-contre le Leica IIIc de 1940) avec leur bande noir en PVC granuleux encadrée de deux parties en Inox brossé. Ne manque plus que le bruit d’une ancestrale pellicule se rembobinant après vingt-quatre poses, pour que tout le charme de la photographie argentique soit à nouveau encapsulé dans cette boîte de Pandore.

Boîte de Pandore à 5000 euros.

11.06.2008

Au nom du Père, du Fils et de l'iPhone 3G

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La rumeur bruissait sur la toile, en attendant le fameux « keynote » de Steve Jobs, en direct de San Francisco. Et au soir du 9 juin, la rumeur se confirma : la version deux de l’iPhone, qui porte pourtant le nom de troisième génération, était là. Comme la croix suspendue du messie au dessus d’un autel, l’iPhone 3G, sublimé par un léger effet de reflet immaculé, flottait sur écran géant, derrière le visage fier de son créateur.

La créature, valait la peine d’attendre semble-t-il. Là où les attaques se concentraient sur son manque de dextérité cet engin sera environ 3 fois plus rapide que son prédécesseur. Il disposera en outre d’une fonction GPS chargée de remettre les égarés sur le droit chemin. Alors restreint à une commercialisation dans 6 pays, l’iPhone 3G ira désormais prêcher la bonne parole à travers 70 destinations. Mais surtout, la marque investit de manière sérieuse la terre promise « entreprise », jusqu’alors propriété de son concurrent Blackberry (RIM) en se dotant du système sécurisé Microsoft Exchange et d’une nouvelle interface « Mobile me » permettant de synchroniser son iPhone à ses ordinateurs.
 
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Le nouveau produit, accouché de la firme de Cupertino à tout l’air d’un miracle. Du moins dans la manière dont il est présenté, car ce qui frappe dans cet événement, c'est autant le produit que le procédé d'annonce ; le pope de la grand messe, n’étant autre que Steve Jobs. Debout, la mine confiante et sereine, acclamé au terme de chacune de ses annonces par une foule de mac-addict en totale symbiose, éblouie par cette sorte de divinité mystique en représentation. Dans sa longue homélie, à la gloire de son nouveau bijou technologique, Steve Jobs a le verbe précis, un sens de la conviction tranchant. Qui ne serait pas en accord avec, le président-fondateur d’Apple ? Vêtu de son éternel et sobre col roulé noir, devenu le code vestimentaire de sa sainteté - et dans le même temps le pieux vêtement de ses sermons - il proclamme sa bonne parole de « téléphonangéliste ». Pareil aux prêcheurs télévisuels, steve jobs nous fait adhérer, les yeux grands ouverts face à notre écran d’ordinateur, à la doctrine d’une Eglise ayant choisit la pomme pour symbole. Gare à ce que la célébration mystique ne devienne pas mystification. Car c’est en savourant la pomme, que l’homme vint au pêché.