25.08.2009

Pornstar ou Petit Poney ?

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Honeysuckle, Blue Belle, Magic Star, Lickety Split, Forget-Me-Not, Baby Heart Throb … Face à ces appellations aux goûts de bonbons acidulés on en viendrait presque à se demander si les inventeurs des Petits Poneys n’ont pas regardé une bonne dose de films pornos avant de trouver les noms de leurs créatures chevalines… Mais c'est une problématique qui se culbute. Si les mignons petits poneys de notre enfance ont des patronymes étrangement propres à évoquer les plus folles parties de jambe en l’air, c'est peut être, aussi, parce que les actrices du genre s'en sont copieusement inspirées pour évoquer le sex appeal d'une monture de rêve.

A bien y réfléchir, le choix d’une référence poupée-paillette comme pseudonyme X se justifie, car ces noms portent en eux le nectar d’une gourmandise sucrée et l’insouciance d’un jeu d’enfant. En somme, ces noms de rêve, brillant comme des pierres précieuses et luisant comme des cannes à sucre, rejoignent le mythe de l’écolière et de la bourgeoise (dont usent par ailleurs les films porno dans le choix des furtifs accoutrements de leurs acteurs) : il créent un décalage entre le comportement sexuellement explicite des protagonistes et la supposée innocence des références convoquées. Quoi de plus stimulant en effet que la prespective d'une chevauchée fantastique, dans les jardins immaculés d'un pays enchanté... sans aucun sous-entendu.

Testez votre connaissance en matière de noms d'actrices porno (ou de Petits Poneys) :

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Enfin, le test "Pornstar or potato" pousse l'exercice de comparaison un peu plus loin (et de manière beaucoup plus absurde) :
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17.08.2009

Du pixel pour rimel

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Double Dragon, ça pourrait être le nom d'un obscur syndicat du crime au pays du soleil levant, mais c'est avant tout le titre d'un incontournable du jeu vidéo de type "beat them all" (éclatez-les tous) sorti au Japon en 1987. Derrière leur joystick, les joueurs étaient aux commandes de deux frères, Jimmy et Billy Lee, unis par le sang et dans la maîtrise des arts martiaux. Au détour des ruelles et des impasses hong-kongaises les frérots massacraient à coups d'uppercuts la racaille qui se dressait sur leur passage.

l_b2c8257d610ee6e88ecb2508fa155205.jpgEt aujourd'hui, Double Dragon c'est quoi ? Un groupe éléctro bien sûr ! qui s'est approprié l'univers pixelisé de cette référence mythique des salles d'arcades des eighties... Un lieu vecteur d'imaginaire fort : l'antre du geek par excellence, où flotte la nostalgie d'un monde en deux dimensions bercées par le charme surané d'une boîte à rythme au son lunaire.

Mais l'envolée du cours du PVC vert fluo - type vieux boitier Konami - ne s'arrête pas là. Pendant que le prix des Mega-Drive sont revus à la hause dans les vides grenier du canal Saint Martin, Yuzo Koshiro, le compositeur de le bande originale d'un jeu-vidéo des années 80 équivalent à Double Dragon (Streets of Rage) sort un album composé à partir de ses symphonies d'il y a 20 ans.

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Autre détail croustillant de pixels : l'éditeur de jeu Capcom sort le quatrième opus de sa référence en jeu de baston, Street Fighter, où il n'est plus question d'images en basse-définition sur fond de décors carton-pâte et de musique de synthétiseur à trois touches. Alors que la technologie nous offre un petit bijou du jeu de combat à la frontière du réel, les affiches de publicité faisant la promotion de ce jeu ont repris l'iconographie du bon vieux Street Fighter II du cru 1991, riche en mosaïque numérique.

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Profitons de ce poste pour signaler le formidable clip  de Double Dragon pour son morceau To Be a Hero qui n'est pas avare en matière de kitsh. Le groupe troque ici la référence au combat de rue pixelisé pour de la castagne de football américain en images d'archives... Et attention, le beat n'en est pas moins sévère.