30.03.2009

Watch at the Watchmen

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Il faut soi-même se sentir la trempe d’un super-héros pour regarder un film de super-héros quand on sait qu’il dure 2h45. Beaucoup ont ainsi reproché à Watchmen ses inutiles longueurs mâtinées d’ésotérisme, notamment lorsque le récit fait une parenthèse sur mars en compagnie du Dr Manhattan dans le rôle du prof de philo bleu fluo. Mais ces longueurs jugées hâtivement étaient sans compter les plus de mille références qui jalonnent le film et qui prennent légitimement un peu de place sur la pellicule. Elles sont des références historiques, musicales, cinématographiques que le réalisateur Zack Snyder s’est amusé à arranger à la sauce Watchmen.

Vj_day_kiss.jpgLe somptueux générique d’entrée (en vidéo ci-dessous) en compte une dizaine à lui seul. Apparaissent ainsi successivement : la watchwomen Spectre Soyeux sur la carling d’un B-52 américain de la 2e guerre mondiale, le personnage de Silouhette embrassant fougueusement sa compagne dans un remake lesbien de la célèbre photo V-J Day in Timesquare d’Alfred Eisenstaedt, le départ en retraite de Silk Spectre reprenant la composition du Dernier Souper de Léonard de Vinci, Dr Manhattan serrant le main de JFK avant qu’il ne se fasse tirer dessus dans sa Cadillac par le personnage du Comédien, Andy Warhol présentant une toile avec la tête de Hibou en lieu et place de ses Marylin multicolores… Tout ceci sur l’air de la mythique chanson de Bob Dylan The Times they are a-changin'… Les temps changent. Et l’histoire aussi... car un peu plus tard dans le film, le fantomatique Dr Manhattan gagne à lui seul la guerre du Viêt-Nam sur l’air d’une musique encore une fois bien connue : Ride of the Valkyries, la bande originale d’Apocalypse Now.