05.12.2008

Dans l'œil du voyeur

Du corps de la femme, il semble qu'on ait malheureusement tout vu aujourd'hui. Plus de vêtements à enlever, plus de mystères à dévoiler, plus de phantasmes a exaucer. Tous les secrètes envies du mâle, jusqu'alors précieusement gardées aux confins de son intimité, semblent avoir  été soigneusement passées en revue dans leur exhaustivité pour être rangées par catégories sur les linéaires des nos vidéoclubs. Il n'y a plus qu'à se servir pour satisfaire une imagination autrefois placée au service du désir. Aux rayons des YouTube revisités, il y en a de toutes les couleurs, de toutes les formes, dans toutes les positions, et ceci, pour tous les goûts. Et pourtant...

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Du corps de la femme, peut-être a-t-on tout vu, mais pas sous tous les angles. Heureusement, certaines photographies se laissent encore 1_Looker_Cover.jpgregarder comme des captures renouvelées d'une nudité qui fut souvent dévoyée. Cet angle de vue, c'est celui du photographe Richard Kern, grand habitué des pages de Vice. Le titre de son dernier ouvrage, Looker, résume bien l'ensemble de sa démarche : en se glissant dans le peau du voyeur, il pose un autre regard sur la nudité féminine. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, sa posture qui laisse présager un œil  pervers, est en fait emprunte d'humanité. Par un léger effet de flou ou par une brindille qui s'est interposée entre le sujet et l'objectif, le corps est à peine rhabillé. Et ce "à peine", qui fait figure de porte à demi fermée, suffit à raviver le désir.

Ci dessous, une séance de shoot filmée.

 

 

03.12.2008

La vie en slow

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D'humeur poétique, MythologiK, vous laisse savourer trois vidéos contemplatives projetant la vie au ralenti. Au programme : back-flip en apesenteur, explosion de Romanet Conti, quinze coups dans ta gueule. De plus en plus fréquent en publicité, en clip, en court et long métrage, ce procédé de "slow-motion" emploi des caméras haute-définition, qui saisissent un nombre d'images par seconde supérieur à celui d'une prise ordinaire, permettant ainsi d'optimiser la qualité du ralenti. Ces séquences de temps quasi-suspendu laisse percevoir le détail de mouvements d'ordinaire invisibles... Qu'on se le dise, la vie en slow est bien plus lente mais pas moins belle.

Source : Fubiz