11.06.2008

Au nom du Père, du Fils et de l'iPhone 3G

Image 5.png
 
La rumeur bruissait sur la toile, en attendant le fameux « keynote » de Steve Jobs, en direct de San Francisco. Et au soir du 9 juin, la rumeur se confirma : la version deux de l’iPhone, qui porte pourtant le nom de troisième génération, était là. Comme la croix suspendue du messie au dessus d’un autel, l’iPhone 3G, sublimé par un léger effet de reflet immaculé, flottait sur écran géant, derrière le visage fier de son créateur.

La créature, valait la peine d’attendre semble-t-il. Là où les attaques se concentraient sur son manque de dextérité cet engin sera environ 3 fois plus rapide que son prédécesseur. Il disposera en outre d’une fonction GPS chargée de remettre les égarés sur le droit chemin. Alors restreint à une commercialisation dans 6 pays, l’iPhone 3G ira désormais prêcher la bonne parole à travers 70 destinations. Mais surtout, la marque investit de manière sérieuse la terre promise « entreprise », jusqu’alors propriété de son concurrent Blackberry (RIM) en se dotant du système sécurisé Microsoft Exchange et d’une nouvelle interface « Mobile me » permettant de synchroniser son iPhone à ses ordinateurs.
 
Image 11.png
Le nouveau produit, accouché de la firme de Cupertino à tout l’air d’un miracle. Du moins dans la manière dont il est présenté, car ce qui frappe dans cet événement, c'est autant le produit que le procédé d'annonce ; le pope de la grand messe, n’étant autre que Steve Jobs. Debout, la mine confiante et sereine, acclamé au terme de chacune de ses annonces par une foule de mac-addict en totale symbiose, éblouie par cette sorte de divinité mystique en représentation. Dans sa longue homélie, à la gloire de son nouveau bijou technologique, Steve Jobs a le verbe précis, un sens de la conviction tranchant. Qui ne serait pas en accord avec, le président-fondateur d’Apple ? Vêtu de son éternel et sobre col roulé noir, devenu le code vestimentaire de sa sainteté - et dans le même temps le pieux vêtement de ses sermons - il proclamme sa bonne parole de « téléphonangéliste ». Pareil aux prêcheurs télévisuels, steve jobs nous fait adhérer, les yeux grands ouverts face à notre écran d’ordinateur, à la doctrine d’une Eglise ayant choisit la pomme pour symbole. Gare à ce que la célébration mystique ne devienne pas mystification. Car c’est en savourant la pomme, que l’homme vint au pêché. 

Commentaires

Dieu merci!! Le secret est enfin né!!!

Ecrit par : LNA | 13.06.2008

Dieu merci!! Le secret est enfin né!!!

Ecrit par : LNA | 13.06.2008

Ecrire un commentaire